Chapitre deuxième : Welcome to Heaven Doll
Faustine aurait pu être le nom donné à la dernière poupée amie de Barbie. Deux grands yeux bleus, légèrement cendrés par une petite touche discrète de maquillage (histoire d’être encore plus irrésistible), un petit nez en trompette, et surtout une bouche sans laquelle Faustine ne serait pas Faustine. Tout droit descendue de Heaven Doll (le paradis des Poupées littéralement), elle a pour mission sur Terre de … on me dit à l’oreillette à l’instant qu’en fait elle n’a pas de mission. Ah ben zut. Mais vous pouvez couper la musique d’ambiance niaise qui vous trotte dans la tête à la lecture de ces quelques lignes pour le moins idylliques.
Le nom de Faustine est incroyablement proche, étymologiquement parlant bien sur, de Faust. Qu’évoque ce nom pour vous ? L’enfer, les flammes, et surtout un conte effroyablement génial. Alors lorsque l’on couple une petite poupée à cela, ça donne quoi ?
Le côté enfer, flamme, reflète parfaitement son obscure tendance au sadisme : elle manie le fouet comme une experte. En plein milieu d’un cours, si vous sentez son regard posé sur vos cuisses, fuyez car elle, elle n’hésitera pas une seule seconde à vous faire goûter à son cuir.
Effroyablement géniale parce que cette petite demoiselle (ah ben vi elle est petite c’est comme ça !) tout à fait charmante sous ses aspects calmes est une véritable furie qui dégaine au moindre mouvement. N’hésitant jamais à dire ce qu’elle pense, elle est capable de tenir une conversation de plus de 3h si vous prononcez ces quelques mots : « Regarde-le, lui, là-bas, tu le trouve comment ?» Pendant cette conversation vous passerez par l’évocation du taux de chômage en France, la capacité des pingouins à résister à des températures extrêmes et bien sûr, les fouets sa grande passion. Quel rapport entre tout ça et le jeune homme ? Quand je dis qu’elle a une imagination débordante, je sais de quoi je parle !
Ainsi, tous ces paradoxes accumulés en une seule personne font d’elle une cible pour tous les garçons. Il faut dire ce qui est, ils tombent tous tels des mouches après un bon vieux coup d’insecticide. Dans cette charmante métaphore, Faustine est le vieil insecticide (c’est pour être sûre que vous suivez)
Notre petite poupée a un boulet bien précis qu’elle hait au plus haut point. Sa vision lui provoque une réaction pileuse que seul un vrai film d’horreur peut engendrer. Nous le surnommerons Chewbacca car ce jeune homme mono sourcil n’est en effet pas vraiment beau. Nous lui reconnaîtrons une qualité : parfois il fait de bonnes blagues, j’avoue. Et toi aussi Tine tu te dois de l’admettre. Populaire je ne sais pas, mais en tout cas reconnu par tout l’amphi, Chewbacca est la figure de proue du navire des blagueurs.
Chewbacca a bien essayé déjà plusieurs fois d’être sympathique avec Tine, ça ne passe pas. Ma mémoire me faisant défaut, je ne parviens pas à me souvenir de l’exact évènement qui fut à l’origine de la rupture définitive d’estime de Tine pour Chewbacca mais une chose est certaine, Faustine on ne l’ennuie qu’une fois, ensuite c’est la guerre. You want the war ? You’ll got the war ! (mon bilinguisme épate, n’est ce pas ?)
Chewbacca est l’unique défaut du tableau de chasse que Tine peut se vanter d’avoir. C’est une conquérante mais n’allez pas croire qu’elle collectionne n’importe quoi. Ses cibles favorites sont les hommes ‘différents’. Ainsi nous citerons sans trop nous étaler B.L l’anatomiste (avec tous les sous-entendus que cela implique, oui), Barbapapa ou l’homme au pull rose, La Chose ou l’homme aux longs cheveux et j’en passe.
Mais surtout, Faustine rêve nuit et jour de Son Blondinet. Il est charmant, blond bien entendu, grand, conçu harmonieusement, en P2 (concours en primant, please Applause !) Elle en parle avec les yeux étincelants de tendresse, nous pris de ne pas trop l’embêter, l’excuse quand il est entouré de beaucoup trop de demoiselles en rut en évoquant « son charisme naturel de lover contre lequel il ne peut rien faire ». Depuis quand sont-ils ensemble ? Ah mais vous n’y êtes mais alors pas du tout ! Je ne suis pour ainsi dire pas tout à fait certaine qu’il ai connaissance de l’existence de Tine voyez vous ! Effroyable, je vous avais prévenu.
Son Blondinet opère sur elle un charme tel qu’elle peut en perdre ses moyens, qu’elle a pourtant l’habitude d’avoir en pleine possession. Il est alors assez amusant d’entamer une discussion avec elle, et cela peut donner quelque chose dans ce genre là :
- Tine, tu as remarqué l’éléphant rose dernière nous ?
- Oui tout à fait
- Moi quand même je préfère les schtroumpfs
- C’est vrai ?
- Ils sont plus souples
- Ah tiens !
- De toute façon il n’y a plus assez de shampoing
- Si tu le dis
- Et les carottes m’ont dit que tu n’étais pas très cool avec elles
- Mince
- Le fouet ne leur plaît pas
- Hein ! De quoi ? Quel fouet ? Où ça ? »
Vous noterez qu’il est nécessaire de parler de fouet pour la faire redescendre. Passons.
Le Blondinet est jusqu’à nouvel ordre le seul qui attire sincèrement Tine.
BL l’anatomiste, Barbapapa, La Chose et tous les autres ne sont que des jouets pour elle. Des espèces de cobayes sur qui elle teste différentes techniques de drague afin d’être sûre de celle qu’elle emploiera pour Le Blondinet, un jour pas fait comme un autre. Mais je tiens à dire qu’elle est particulièrement gentille avec eux, elle en prend grand soin et ils savent tous à quoi s’en tenir. En guise de preuve, le sourire tristounet que lui adresse à chaque fois BL, les tentatives d’approches désespérées de Barbapapa ou, plus lucide, le petit recul qu’à La Chose dès que Tine s’approche de lui. Pourtant ils ne peuvent pas s’empêcher, et on peut les comprendre, d’éprouver une folle passion pour notre petite poupée. Dure la vie de croqueuse d’homme… Dans le cas où elle aurait un problème avec l’un d’entre eux (par exemple s’il y en a un qui veut la forcer à l’embrasser fougueusement) Charlie est là et veille au grain. Charlie est notre protecteur number one (toujours ce bilinguisme dont je ne puis me défaire) et cours à notre secours dès qu’on l’appelle, comme Léo dans Charmed, enfin vous voyez quoi. A l’aide de ses gros bras musclés de pompier volontaire, il te le choppe par le cou le jeune impudent et te l’envoie valser par là bas je te raconte pas comment. (Désolée pour cette dernière phrase très peu correcte d’un point de vue grammatical, mais c’était dans le but de mettre une ambiance derrière ces propos un peu genre fériades ou fêtes de la Madeleine, re-Big Up Bisounours, avec un bon accent du pays)
BL l’anatomiste, Barbapapa, La Chose et tous les autres ne sont que des jouets pour elle. Des espèces de cobayes sur qui elle teste différentes techniques de drague afin d’être sûre de celle qu’elle emploiera pour Le Blondinet, un jour pas fait comme un autre. Mais je tiens à dire qu’elle est particulièrement gentille avec eux, elle en prend grand soin et ils savent tous à quoi s’en tenir. En guise de preuve, le sourire tristounet que lui adresse à chaque fois BL, les tentatives d’approches désespérées de Barbapapa ou, plus lucide, le petit recul qu’à La Chose dès que Tine s’approche de lui. Pourtant ils ne peuvent pas s’empêcher, et on peut les comprendre, d’éprouver une folle passion pour notre petite poupée. Dure la vie de croqueuse d’homme… Dans le cas où elle aurait un problème avec l’un d’entre eux (par exemple s’il y en a un qui veut la forcer à l’embrasser fougueusement) Charlie est là et veille au grain. Charlie est notre protecteur number one (toujours ce bilinguisme dont je ne puis me défaire) et cours à notre secours dès qu’on l’appelle, comme Léo dans Charmed, enfin vous voyez quoi. A l’aide de ses gros bras musclés de pompier volontaire, il te le choppe par le cou le jeune impudent et te l’envoie valser par là bas je te raconte pas comment. (Désolée pour cette dernière phrase très peu correcte d’un point de vue grammatical, mais c’était dans le but de mettre une ambiance derrière ces propos un peu genre fériades ou fêtes de la Madeleine, re-Big Up Bisounours, avec un bon accent du pays)
Pour Faustine, le signal d’appel pour faire apparaître Charlie consiste en un claquement de doigt bien net. La classe quoi.
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