Chapitre premier : la Fée Clochette, ses dings et ses dongs

Publié le par Alice

fee-clochette.gifLily est une petite fée. Voilà la première chose que j’ai pensé en la voyant. C’est véridique (et oui je suis hétéro je l’ai déjà dit, rooo). Je pense toujours la même chose d’ailleurs même si au niveau vestimentaire elle s’est un peu « rangée » (chose dommage d’ailleurs moi j’aimais bien le velours bordeaux et les grosses fleurs !), elle est toujours pleine de couleurs, d’un calme effrayant, d’une patience d’ange et d’un délire puissant. Bref c’est la petite fée Clochette qui boude, qui rougit mais qui parle peu pour seulement parler bien.
Bon d’accord, ce serai aussi une fée Clochette qui aime bien boire, triste travers dont nous essayons désespérément de sortir Lily, et qui sous les effets bien connus de l’alcool embrasse les profs, sort avec des petits jeunots et j’en passe.
Cette chère Lily a comme tout une chacune (ça se dit ça ? Non parce que « tout un chacun » c’est sur ça se dit alors bon…) des fantasmes et des boulets. On commence par le pire pour garder le meilleur pour la fin.
Fee-Tuxette1-bis.png

Les boulets de Lily ne sont pas très nombreux. Elle a le privilège d’être uniquement prisée par des personnes fréquentables sauf une que nous surnommerons Boubou Boy ( fusion de Boulet et de Hell Boy), pseudonyme chantant attribué par Faustine à ce jeune homme. Enfin si l’on peut nommer cela un jeune homme.
hellboy.jpg
Une fois n’étant pas coutume, ce fut en cours d’embryologie qu’eut lieu leur première rencontre car ce monsieur discutait bruyamment avec ses compères alors qu’il se trouvait juste derrière Lily. Comme je l’ai déjà dit, Lily parle peu mais parle bien. Enivrée de haine envers ces goujats qui osaient la perturber dans sa prise de notes, elle se retourna pour leur adresser un « Est-ce que vous pouvez parler moins fort s’il vous plaît ? ». Terribles instants. Les regards se croisèrent, l’échange fut glacial mais aucune rébellion ne fut recensée côté ennemi. Pire. Boubou Boy l’observa au début comme un petit animal étrange, comme lorsque pendant un jogging matinal vous tombez nez à nez avec une biche, puis vit en elle sa dulcinée.
Qu’elle ne fut pas sa joie quand il l’a vit alors débarquer cet été à sa caisse de Spar (où il exerçait un petit boulot estival pour pouvoir s’offrir un nouveau dentier). Mieux encore, quelques semaines plus tard, il l’a rencontre en « discothèque » et se prend même à lui poser la main sur les hanches. Le premier pas mon dieu, il l’a fait ! Il a osé ! Quel homme, quel dieu, que dis-je qu’elle bête ! Dommage que ses mains se virent ôter rapidement de là pour être déposé sur les épaules de Charlie, notre garde du corps officiel, qui, habitué aux avances de type homosexuelle, lui déclara d’un ton tout à fait sérieux « Je ne pourrais jamais t’offrir ce que tu cherches ». Big up à toi Bisounours.
Il ne comprenait pas. Chaque fois le destin les rassemblait et elle le repoussait. Elle niait l’évidence. Il pensa alors qu’elle avait du mal à admettre que si jeune déjà elle avait trouvé l’homme de sa vie et qu’étant donné que cela relevait du miracle, elle préférait en être bien sûre. Evidemment, pourquoi n’y avait il pas pensé plus tôt ! Il la regardait danser, les yeux pleins de tendresse en se disant : « Ne t’inquiète pas ma douce, je te comprends, et je te laisserai le temps qu’il faudra. »
Voyez un peu l’étendue des dégâts. Ah mais quel boulet !
 
 
Cependant la vie de Lily ne se résume pas en l’éternelle fuite de Boubou Boy, qui d’ailleurs s’est inscrit dans le même groupe de tutorat qu’elle histoire de veiller au grain.
Elle a aussi une étonnement vaste collection de fantasmes vivants (qui respirent, mangent et parlent tout seuls quoi). pompier-009.gif
Commençons par le plus anciens par politesse. Son manteau rouge d’hiver lui valut le pseudonyme équivoque de Pompier. Pompier est un jeune homme de taille moyenne « à la voix douce et aux cheveux courts. Ses épaules parfaitement taillées laissent deviner un corps de dieu grec et ses yeux pleins d’étincelles laissent présager des moments d’intimité forts. » (propos recueillis lors du dernier apéro d’amphi par moi-même auprès de Lily, après 2 ou 3 vodkas)
L’autre jour elle a eu l’honneur, que dis-je, le privilège d’avoir son royal fessier à moins de 10 cm du sien puisqu’ils étaient assis à côté. Ce fut terrible pour Faustine et moi-même car par la suite il fallait tenir la main pour guider Lily dans la fac, elle s’était déjà prise les portes vitrées du hall. Sa température devait être de 45° et son visage tirait au rouge pourpre (coloration au bleu azur, conclusion : son derme est azurophile comme les lysosomes). Pompier est l’Homme idéal avec un grand H selon Lily. Il est n’est pas parfait et c’est justement cela qui le rend si parfait. Tout en lui est équilibré et on a peine à croire qu’il sculpte son cops d’athlète par la simple pratique du badminton…
De même nous citerons en coup de vent l’ami de pompier qui n’a pour l’instant pas de surnom mais qui est tout à fait charmant. Rien à dire de plus à son sujet mais sa citation me paraissait essentielle.
 Hewlett-20Packard.gif
Passons dorénavant à un cas beaucoup plus passionnant. Amateurs d’Amélie Poulain accrochez-vous. Mettez la B.O en musique de fond et lisez ceci avec le ton grave du narrateur :
Jeudi 33 mars 07. Il est 9h quand Lily Sanchez arrive à la faculté des sciences du vivant de Bordeaux. Alors qu’elle traverse le parvis en direction de sa salle d’étude dirigée, elle l’aperçoit. Petit, les cheveux mouillés par la pluie qui crachine, le regard aux aguets, il est là seul sur ce banc. Qui attend t’il ? A qui pense t’il ? Elle ne le sait pas mais pourtant ses pas la guide irrésistiblement vers Lui.
Maitenant pour les effets visuels on passe en lumière type Feux de l’Amour, une voix suave d’homme prend la narration.
 Il croise alors son regard et ne le lâche plus. Ses pommettes rougissent légèrement (je vous ai déjà parlé de son côté azurophile non ?) mais elle ne le lâche pas non plus. Maintenant ils ne sont plus qu’à quelques centimètres l’un de l’autre. Il lui murmure alors :
- Je t’attendais…
- Moi tu es sûr ?
- Coupé ! Lily tu nous fais quoi là ? Mais c'est pas possible ! Il t'allume carrément et toi tu nous balances in fine "Tu es sûr ?"! Sortez si vous avez le courage ! Imbécile !
C’est alors que Lily émerge. Elle est en cours de Bioéthique, M. Bioulac a crié, l’a réveillée. Moi je l’observai depuis cinq minutes car c’était nettement plus amusant que le débat de Faustine sur la qualité régressante du cuir des fouets qui ne m’intéressait pas spécialement. Je vous parlerai de ces tendances dérangeantes plus tard.
 
Ce jeune mystérieux et charmant dont rêvait Lily était celui que nous nommerons Hewlett. L’étymologie de ce pseudonyme va m’être impossible à détailler pour des raisons d’anonymat évidentes mais je le déplore car cela m’aurait permis de mieux vous situer l’état de démence de l’esprit de Faustine. Tant pis, une prochaine fois sûrement.
En plus d’être d’une sympathie indéniable, ce garçon plus que populaire a un comportement particulièrement étrange.
En effet, nul d’entre vous n’a pu être mis à l’écart du nouveau système High Tech de double amphi par vidéo conférence installé cette année. Il se trouve que Lily est une adepte de l’amphi 3 mais préférait pour certaines matière le calme de l’amphi 10. La 1ère fois qu’elle opéra brusquement ce changement, pas de Hewlett dans le 10 mais par la suite, dans un mime parfait, il lui collait désespérément au train et se trouvait à chaque fois dans le même amphi qu’elle. Si vous croyez encore à une coïncidence alors je vous laisse avec vos rêves, je ne peux plus rien pour vous.
Publicité

Publié dans Repérages

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
M
c vraiment exactement la stricte vérité c trop une bonne idée davoir mis tous ca par écrit<br />  
Répondre
M
lol, c'est super !! j'adore comment t'écris !! c'est géniallissime !! l'ami de pompier a un ptit nom : "choupitchou"  !! tu as un vrai talent !! bravo bravo !!
Répondre